"Parmi les 286.000 personnes qui ont créé leur entreprise en France, 113.000 étaient en outre chômeurs, soit 40 % des créateurs (contre 34 % en 2002). Autre élément témoignant de leur motivation, plus de quatre entreprises nouvelles sur cinq ne génèrent qu’un seul emploi, celui de l’entrepreneur, une proportion qui n’a eu de cesse d’augmenter au cours des quatre dernières années : + 33 % "
"Le durcissement de l’indemnisation du chômage, intervenu début 2004, est une des explications avancées par l’Insee. Pourtant, même parmi ceux qui étaient salariés avant de se lancer, assurer son propre emploi arrive en première place de leurs motivations (pour 60 % d’entre eux). Enfin, cet objectif est encore plus présent pour les femmes (30 % des créateurs, contre 27 % en 2002) que pour les hommes "
"La loi de 2003 sur l'initiative économique, qui a simplifié les formalités de création d'entreprise, a également sûrement contribué à ce « boom »"
"Le recours au dispositif de l'Accre (Aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d'entreprise), qui exonère des charges sociales pendant un an, aussi : 70 % des chômeurs créateurs en ont bénéficié en 2006, contre 51 % en 2002.
Les moyens financiers investis pour démarrer leur entreprise s’avèrent en outre souvent très faibles. Moins de 4.000 euros pour 35 % des créateurs. Un investissement qui varie toutefois beaucoup selon les secteurs d’activité"
"Si un créateur sur deux a investi moins de 4.000 euros dans les services aux entreprises ou l’éducation-santé-action sociale, 30 % des créateurs de l’industrie agroalimentaire ont du investir au moins 80.000 euros, à l’instar de 18 % des créateurs dans les transports, l’immobilier ou les services aux particuliers"
"A noter également que les diplômes ne sont pas une condition sine qua non pour réussir. « Les créateurs sans diplôme sont âgés, en moyenne, de six mois de plus que les autres, sont un peu plus nombreux à avoir déjà créé au moins une entreprise auparavant et à entreprendre dans une activité identique au métier qu’ils exerçaient auparavant ; autant de facteurs favorables à la pérennité de l’entreprise » note l’Insee"
Cela incite vraiment à devenir indépendant.
Or, toujours dans la Dépêche du Midi, (article du 7 février), il est fait état du renouveau de la vente à domicile qui est devenu "le troisième canal de distribution, à l'heure actuelle, derrière la vente en magasins et la vente par correspondance. "
"Le secteur serait même en forte croissance.... pour preuve, la croissance du chiffre d'affaires du secteur, de l'ordre de 8 à 10% par an selon la Fédération de la vente directe (FVD), mais surtout de ses effectifs.... divers statuts, dont celui de vendeur à domicile indépendant (VDI).
Créé il y a une dizaine d'années, son principal atout réside dans sa souplesse, celui-ci nécessitant peu de démarches administratives....... donnent plus facilement leur chance aux profils atypiques : mères au foyer inactives depuis longtemps, jeunes en recherche d'expérience, anciens professionnels en quête de reconversion...."
C'est décidé, je me lance moi aussi !
Sources La Dépêche du Midi 14 Janvier 2008